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HAYDN. Concertos pour violoncelle
Joseph Haydn (1732 - 1809) Concerto pour violoncelle et orchestre en ut majeur Cello Concerto in C major
Concerto pour violoncelle et orchestre en ré majeur Cello Concerto in D major
Georg Matthias Monn (1717 - 1750) Concerto pour violoncelle, cordes et clavecin en sol mineur
Concerto for cello, strings and harpsichord in G minor
Jean-Guihen Queyras - cello
Freiburger Barockorchester
Petra Müllejans - director
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Reviews
Diapason D'or ( Mai 2004)
-« Cette fois, non seulement le style mais l'instrument et le son se veulent 'haydniens'. Et quel style ! Quel son ! Epices et miel au menu avec le beau concerto de Monn au dessert »
…Cette lecture que l'on imagine extrêmement travaillée (ces jeux de timbres, de texture, d'articulation entre le soliste et l'orchestre, ces phrases qui rebondissent de l'un à l'autre, ça ne s'improvise guère !), mais qui trouve dans l'instant une liberté enivrante.
On sait le soliste d'origine canadienne exercé à tous les répertoires, souverain dans Britten et Kodaly, passionné par la musique de notre temps. Son savoir-faire et son ouverture d'esprit trouvent dans l'instrument « baroque » et dans les couleurs du Freiburger Barockorchester une nouvelle stimulation. Rien de systématique dans sa démarche : Queyras déploie une prodigieuse palette d'articulation entre la nonchalance tout classique du premier Allegro du Ré majeur, l'épure olympienne de son adagio et la verdeur postbaroque du finale du Do majeur à une course-poursuite jubilatoire entre les archets de Freiburg et celui, félin, prédateur, du soliste.
Et quelle sonorité ! Attaques brillantes mais jamais brusques, traits d'une subtile bravoure, phrasés soigneusement déployés, sans à-coups ni rodomontades à la Rostro. La où Gauthier Capuçon, galvanisé par Daniel Harding, serrait des rythmes nerveux et des coups d'archet cinglants, Queyras préfère travailler sur la qualité de chant, sur un geste si souple qu'il peut soutenir tous les contrastes, même les plus vifs, le Moderato du Do majeur semble alors une improvisation jubilatoire. En complément, le Concerto de Monn, rendu avec une vigueur qui surpasse celle de Ziperling, ne fait pas regretter le concerto anonyme choisi par Capuçon. Pour Haydn, à placer tout en haut du podium des versions sur instruments anciens, entre Bylsma et Wyspelwey.-
"This time, not only the style but the instrument and the sound are really 'Haydnian'. And what style ! What sound ! Spices and honey on the menu with the beautiful Monn concerto for desert"
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CHOC du Monde de la Musique ( Mai 2004)
« Parmi les nombreux enregistrements de ces concertos, celui-ci se distingue par l'excellence du soliste Jean-Guihen Queyras, mais aussi par le parfait accord que celui-ci trouve avec l'orchestre »
Dans le grand nombre d'enregistrements des concertos pour violoncelle de Haydn paraissant chaque année, en voici un à marquer d'une pierre blanche. Jean-Guihen Queyras est très versé dans les musiques d'aujourd'hui, qu'il s'agisse de Dutilleux, Ligeti ou Gilbert Amy (dont il a créé le récent Concerto). On s'en aperçoit à l'écoute de ses Haydn – il donne aux deux concertos du musicien d'Eszterhaza, en particulier au No 2 en ré majeur, de 1783, le plus difficile, un relief saisissant en ce qui concerne l'intensité mais aussi l'articulation et le phrasé. Il ne néglige pas pour autant la dimension lyrique ou plutôt contemplative de l'ouvrage, plus nette que dans tout autre concerto pour instrument à cordes avant le Concerto pour violon de Beethoven. Les notes « à l'arraché » du Concerto en ut de 1762-1765 sont spectaculaires au bons sens du terme, et c'est d'une manière vertigineuse que son extraordinaire finale se projette en avant.
Deux autres facteurs participent de la réussite de ce CD ; l'orchestre atteint les mêmes sommets que le soliste, et en parfait accord avec lui, ce qui n'est pas toujours le cas, et le complément est des plus judicieux.
Georg-Matthias Monn (1717-1750) fut avec Wagensell, comme compositeur de musique instrumentale, le principal prédécesseur de Haydn à Vienne. Sans doute composé après 1740, son beau Concerto pour violoncelle en sol mineur – doté notamment d'un magnifique « Adagio » au rythme de sicilienne - a déjà été enregistré plusieurs fois, mais jamais dans d'aussi bonnes conditions. Notons que cette œuvre a été éditée au début du Xxème siècle avec une basse continue due à Arnold Schoenberg.
"Among the numerous recordings of these concerti, this one distinguishes itself by the excellence of the soloist Jean-Guihen Queyras, but also by the perfect balance with the orchestra."
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Le Nouvel Observateur ( 3 Juin 2004)
On se souvient de Queyras aux Folles Journées de Nantes, jouant un concerto de Haydn, et de l’enthousiasme qu’il y avait soulevé. C’était la découverte! Peut-on jouer avec autant de joie et d’énergie, faire d’un violoncelle une réplique si exacte de la voix humaine, avec ses inflexions caverneuses ou ironiques, péremptoires ou suppliantes? La technique est ahurissante, le culot, en matière de couleurs, d’attaque, frise l’insolence, mais on est en plein dans Haydn, au cœur même de la question – de la vie. J. Dr.
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The Independent On Sunday ( 16 May 2004)
One of a generation of players for whom gut strings are merely another colour to explore, cellist Jean-Guihen Queyras makes a seamless transition to Classical style. With the bright, intelligent sweep of Freiburg Baroque's glorious sound behind him, Queyras gives a lovely account of both Haydn concert: clean and soft and supple in the slow movements. Georg Matthias Monn's G minor concerto is, if anything, even finer. Perfect listening for an early summer morning and another reminder of Freiburg Baroque's absolute fluency in Haydn's orchestral writing.
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Classique d'Or RTL – June 2004
10 de Classica – Répertoire
Evènement du Mois, June 2004
BBC Music Magazine – July 2004 – Top CD of the Month *****
“Jean-Guihen Queyras benefits from the…alert playing of the Freiburg Baroque Orchestra; and in their account of the D minor central episode of the finale of No 2, the piece really springs to life”.
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