Prochains Rendez-vous/Next highlights:
14/4/2010 20:00 european time: Six Bach Suites live at the Théâtre des Champs-Élysée in Paris
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17/4/2010 13:00 and 19:30 london time: Six Bach Suites at the Wigmore Hall London
28/4/2010 19:00: Dvorak concerto with Prague Philharmonia and Maestro Belohlavek at the Rudolphinum Prag
Au jeu de la fortune artistique, Jean-Guihen Queyras a sans conteste reçu une
main gagnante en partage : parmi ses atouts maîtres, rien de moins qu’un carré
d’institutions prestigieuses (le CNSM de Lyon, la Musikhochschule de Fribourg, la Juilliard
School et le Mannes College de New York), une paire de lauriers glorieux (les Concours
Rostropovitch et de Munich), une suite royale de masterclasses auprès des plus grands –
et surtout, la grâce d’un son raffiné et précis, mais toujours vibrant et généreux, remarquablement
articulé, exemplairement architecturé. Toutes qualités rares qui lui valent la faveur du gotha
des orchestres et de ses confrères solistes : Emmanuel Pahud, Isabelle Faust, Alexandre Tharaud
(avec qui il a gravé une magnifique Arpeggione) ou encore Tabea Zimmermann, Antje Weithaas
et Daniel Sepec, qu’il retrouve au sein du Quatuor Arcanto. Soliste ou chambriste, son
violoncelle rompu à toutes les disciplines n’est jamais là où on l’attend. Pilier de l’Ensemble
Intercontemporain pendant onze ans, dédicataire ou commanditaire des grands noms
d’aujourd’hui (les Concertos de Mantovani et Schoeller dernièrement, mais aussi des pages
conçues sur mesure par Kurtág, Fedele, Amy ou Harvey en écho aux Suites de Bach),
Jean-Guihen Queyras s’est érigé en fervent apôtre de la musique contemporaine. À preuve
son aventureuse discographie, qui compte notamment le Concerto de Ligeti, Tout un monde
lointain de Dutilleux et Messagesquisse de Boulez – ce dernier ayant officiellement adoubé
le jeune chevalier de la création en faisant de lui son « Protégé » pour l’illustre Prix Glenn
Gould de Toronto. Son premier enregistrement solo des Suites de Britten avait été salué en
1998 comme l’une des meilleures versions jamais gravées de l’œuvre ; d’une veine
annonciatrice de son enregistrement Dvorák avec la Philharmonie de Prague, son second
disque « Magyar » avait transformé l’essai en faisant briller le violoncelle bohème de
Kurtág, Veress et Kodály. Entre temps, pour achever de nous convaincre qu’il a plus d’une
corde à son arc, ce talent bien trempé a commis une nouvelle audace baroque aux côtés
du Freiburger Barockorchester – avant de livrer, en 2007, une version de référence des
Suites de Bach, et un petit joyau de musique française (Debussy – Poulenc) dont il interprète
les sonates assorties de pièces diverses avec au piano Alexandre Tharaud. Avec de récentes
cartes blanches à la Philharmonie d’Utrecht, au Concertgebouw d’Amsterdam, au Bijloke
de Gand, un poste de professeur à Stuttgart, et des lauriers de « Soliste instrumental de
l’année » aux Victoires 2008, Jean-Guihen Queyras semble s’attirer tous les honneurs : à
l’évidence, ce jeune maître du jeu n’a pas fini d’abattre ses cartes.
Depuis novembre 2005, Jean-Guihen joue sur un voiloncelle de Gioffredo Cappa (1696), prêté par Mécénat Musical Société Générale.